Cette trahison politique d'Aliénor doublerait donc la trahison matrimoniale. Duchesse d'Aquitaine et comtesse de Poitiers, elle occupe une place centrale dans les relations entre les royaumes de France et d'Angleterre au XIIe siècle : elle épouse successivement le roi de France Louis VII (1137), puis Henri Plantagenêt (1152), futur roi d'Angleterre Henri II, renversant ainsi le rapport des forces en apportant ses terres à l'un puis à l'autre des deux souverains. Comme de coutume, les festivités de mariage durent plusieurs jours, au palais de l'Ombrière à Bordeaux, et se répètent tout au long du voyage vers Paris. Pétronille d'Aquitaine [1], née en 1125, morte vers 1152, fille de Guillaume X, duc d’Aquitaine et d'Aénor de Châtellerault.Elle est la sœur d'Aliénor d'Aquitaine, qui fut successivement Reine de … Aussitôt, elle rentre à Poitiers et manque d'être enlevée deux fois en route par des nobles qui convoitent la main du plus beau parti de France : le comte Thibaud V de Blois et Geoffroi Plantagenêt[51]. Une «légende noire » s'est tout d'abord constituée autour d'Aliénor d'Aquitaine avant sa réhabilitation par les historiens. Elle est enterrée à Fontevraud aux côtés de son mari Henri II. Par son père Guillaume X et sa mère Aliénor de Châtellerault, elle fait partie de la dynastie des ducs d’Aquitaineet sera l’héritière d’un riche domaine : l’Aquitaine et le Poitou. Augmentée des épouses des autres croisés, la croisade française se trouve encombrée d'un interminable convoi qui la ralentit. Néanmoins, elle obtient en 1191 du pape Célestin III pour l'un d'entre eux, Geoffroy, l'archevêché d'York[60]. Elle accorde une charte de commune à Poitiers, et modernise la ville : construction de halles, d'une enceinte nouvelle, agrandissement de son palais, etc. Ces déplacements incessants sont à peine freinés par la naissance d'autres enfants du Henri II et Aliénor d'Aquitaine, lettrine du Lancelot-Graal, vers 1275. S'inspirant des conventions maritimes qui existaient déjà en Méditerranée orientale, Aliénor jette les bases d'un droit maritime avec la promulgation en 1160 des Rôles d'Oléron lesquels sont à l'origine de la loi actuelle de l'Amirauté britannique, et du droit maritime moderne. Les événements d'Antioche, ramenés à l'importance d'un incident par l'historien Jean Flori, ont depuis presque neuf siècles suscité une abondante littérature : cette infidélité d'Aliénor (dont les historiens ne sont pas tous convaincus) a non seulement des conséquences graves sur l'histoire politique, mais son rapport par les chroniqueurs nous en apprend beaucoup sur les mentalités de l'époque, et cet épisode est devenu depuis un enjeu pour les historiens, toujours controversé[28]. Hildegarde de Bourgogne ca 1050-1120/ &1069 Guillaume VIII, duc d’Aquitaine 1023-1086: Foulques IV le Réchin, comte d’Anjou ca 1043-1109 &1088 Au coeur d’intrigues politiques comme d’une cour pleine de poètes et de troubadours, Aliénor d’Aquitaine a … Mais il échoue, et doit subir un siège à Limoges, puis s'enfuir. Elle parcourt alors l'Angleterre, y libère les prisonniers d'Henri II et leur fait prêter serment de fidélité au nouveau roi. Sur le chemin du retour, Richard est capturé en Autriche. Aliénor tente de rejoindre la cour de Louis VII à Paris mais est arrêtée auparavant par les soldats de son mari. Il négocie le mariage d’Aliénor avec le futur Louis VII, qui devient roi le jour même de son mariage avec Aliénor en 1137. En Allemagne, la beauté de la reine Aliénor d'Aquitaine est chantée dans Carmina Burana[54]: «Si tout l'univers était à moiDepuis l'Océan jusqu'au RhinJ'y renoncerais avec joiePour pouvoir tenir dans mes brasLa reine d'Angleterre»[55]. Après la mort d'Henri II, le 6 juillet 1189, elle est libérée par ordre du nouveau roi, son fils Richard Cœur de Lion. Armes d’Aliénor d’Aquitaine. Elle apprend le latin, la musique et la littérature, mais aussi à monter à cheval et à chasser. Cette révolte est soutenue par Louis VII, le roi d'Écosse Guillaume Ier, ainsi que les plus puissants barons anglais. La nef d'Aliénor est prise dans une bataille navale entre Roger II de Sicile et l'empereur Manuel Comnène : elle tombe aux mains des Byzantins, avant d'être aussitôt délivrée par les Normands de Sicile[22]. « descendance d’Aliénor » Tout commence lorsque son père Guillaume X d’Aquitaine meurt en n’ayant que 2 héritières Aliénor et sa sœur Pétronille. Elle se retire ensuite à Fontevraud. Les Rôles d'Oléron, sont un recueil de jugements compilés en un code à la fin du XIIe siècle par décision d’Aliénor d'Aquitaine, et qui ont été utilisés comme code maritime dans toute l’Europe. Enfants d’Aliénor d’Aquitaine. Pour d’autres détails. Malgré sa réputation de femme légère, forgée a posteriori par des chroniqueurs[Contradiction], Aliénor est excédée par les infidélités de son époux. Lors de son quatorzième anniversaire (1136), les seigneurs d'Aquitaine lui jurent fidélité. Enfin, le mariage est annulé le 21 mars 1152 par le second concile de Beaugency, en l'église Notre-Dame de l'abbaye de Beaugency, pour motif de consanguinité[25] aux 4e et 5e degrés (à strictement parler le divorce[26] n'existe pas à l'époque). On n'a conservé que le premier titre pour alléger le texte et pour respecter la hiérarchie nobiliaire. Dans ce cas, comme le fait remarquer Jean de Salisbury, l'accent doit être porté sur la demande de rupture formulée par la reine pour motif de consanguinité[47]. Les époux sont couronnés ducs d'Aquitaine à la cathédrale Saint-Pierre de Poitiers (aujourd'hui remplacée par une cathédrale gothique) le 8 août[15]. En 1183, Henri le Jeune, endetté et auquel son père refuse la Normandie, se révolte à nouveau. La même explication est donnée pour l'échec de celle de 1101 (celle de Guillaume le Troubadour)[39]. Aliénor est couronnée reine des Francs à Noël 1137 à Bourges (son époux avait déjà été sacré du vivant de son père, à l'âge de neuf ans, mais il est couronné sous le nom de Louis VII). Une rose portant son nom a été créée en 2005. Le pape Eugène III à l'abbaye du Mont-Cassin, puis Suger (par lettres interposées), réussissent à les réconcilier. Son activité est suspendue pour la période 1173-1189, avant de reprendre dès sa libération. Elle meurt à Poitiers le 31 mars 1204. Aliénor d'Aquitaine, aussi connue sous le nom de Éléonore d'Aquitaine ou de Guyenne, née vers 1122 ou 11241,2 et morte le 31 mars ou le 1er avril 12043 à Poitiers4, et non à l'abbaye de Fontevraud5,6, a été tour à tour reine de France, puis reine d'Angleterre. (Elle lui apporte en dot le duché d’Aquitaine). Les ducs d'Aquitaine inclus dans ces arbres étaient aussi comtes de Poitiers. La blessure de Richard Cœur de Lion au siège du château de Châlus-Chabrol la tire de sa retraite. Une lettre de Suger[35] à Louis VII évoque elle aussi des troubles graves dans le couple. Elle a choisi sa petite fille Blanca au lieu de son ainée pour être reine de France : celle-ci sera la célèbre Blanche de Castille, elle-même mère de Saint-Louis. Celle-ci est difficile à démontrer selon l'historien Edmond-René Labande[17]. Pour la Pâques 1185, il la fait revenir sur le continent lors de la nouvelle révolte de leur fils Richard (Cœur de Lion), fils préféré d'Aliénor, afin qu'elle le ramène à la docilité[78]. ». Il est difficile de trancher sur la réalité de l'adultère, comme Jean Flori s'interdit de le faire : « On peut (…) penser que les soupçons de Louis VII étaient justifiés, comme l'ont fait la plupart des chroniqueurs dès que l'incident a été narré, ou au contraire estimer que l'intimité très naturelle de l'oncle et de sa nièce fut à tort jugée coupable par les trop austères chevaliers et prélats du Nord qui exigeaient d'une reine un comportement plus strict, au point de suspecter sa vertu et de conseiller au roi, agacé de ces rumeurs, de l'entraîner avec lui sans tarder. BERNARD Katy, Les mots d’Aliénor, Aliénor d’Aquitaine et son siècle, Bordeaux, éditions confluences, 2015. Aliénor se retire en 1200 à l'abbaye de Fontevraud[90]. Arnaut-Guilhem de Marsan était l'auteur d'un célèbre (au Moyen Âge) Ensenhamen de l'escuder, un guide qui expliquait comment se comporter en bon chevalier. Il meurt le 6 avril 1199, et elle prend aussitôt parti pour son dernier fils Jean[86] : à 77 ans, elle parcourt tout l'Ouest de la France, rallie l'Anjou qui s'était prononcé pour le comte de Bretagne, et fait prêter serment à Jean sans Terre dans son duché d'Aquitaine. Eleanor, la reine de Castille, était le sixième enfant d'Aliénor d'Aquitaine dans son second mariage. Aliénor d Aquitaine (dite également Éléonore de Guyenne), née en 1122 ou 1124 et morte le 31 mars ou le 1er avril 1204 à Poitiers et non à l'abbaye de Fontevraud duchesse d Aquitaine, elle occupe une place pivot dans les relations entre royaumes de France et d Angleterre au XIIe siècle. Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes, Aliénor d'Aquitaine, une rebelle au Moyen Âge, Arnaud Delalande, Simona Mogavino et Carlos Gomez, http://www.louvre.fr/oeuvre-notices/vase-de-cristal-d-alienor, Généalogie des Ramnulfides, Comtes de Poitiers, Ducs d'Aquitaine, Liste des reines et impératrices de France, Reines et impératrices des Francs d’Occident, de France et des Français, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Aliénor_d%27Aquitaine&oldid=177935814, Personnalité inhumée dans l'abbaye de Fontevraud, Date de naissance incertaine (XIIe siècle), Article de Wikipédia avec notice d'autorité, Catégorie Commons avec lien local identique sur Wikidata, Page pointant vers des dictionnaires ou encyclopédies généralistes, Portail:Anjou et Maine-et-Loire/Articles liés, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence, après la constitution de Poitiers en commune par ses habitants, la ville est prise sans effusion de sang par Louis VII, qui exige que les principaux habitants lui livrent leurs fils et filles en otage. Jane Martindale retient 1122, dans « Eleanor, suo jure duchess of Aquitaine (c.1122–1204) », Marie-Aline de Mascureau, « Chronologie », primitivement publiée dans. Les troubadours qu'elle fait venir ne plaisent pas toujours[7] : Marcabru est renvoyé de la cour pour avoir chanté son amour pour la reine. Le 19 décembre 1154, ils sont couronnés roi et reine d'Angleterre par Thibaut du Bec, archevêque de Cantorbéry[53], permettant à l'Angleterre l'accroissement inespéré de ses territoires continentaux. Puis plus tard, 3 ans après le retour de la croisade, Aliénor pensait peut-être déjà épouser Henri, le fils de Geoffroy V d'Anjou, qu'elle avait rencontré en août 1151 à Paris[49] alors qu'il accompagnait son père, qui avait été convoqué par Louis VII[50]. », « Au demeurant, la réalité de l'adultère importe peu (…). La représentation d'Aliénor d'Aquitaine sur le mur de la chapelle Sainte-Radegonde de Chinon est sujette à caution : il pourrait s'agir en fait de son fils Henri le Jeune couronné du vivant de son père ce qui lui permettait de porter couronne et manteau de vair. Malgré cela, Henri II tient probablement un rôle important dans le patronage des artistes : il commissionne dans les années 1160 la rédaction du Roman de Rou[74], conjointement à Aliénor[75]. La découverte de l'Orient, avec ses fastes et ses mystères, fascine Aliénor et rebute Louis à la piété austère et rigoureuse[21]. Elle reçoit l'éducation soignée d'une femme noble de son époque à la cour d’Aquitaine, l’une des plus raffinées du XIIe siècle, celle qui voit naître l'amour courtois (le fin amor). Elle se retire à nouveau à Fontevraud à l'automne, et meurt à Poitiers, à l'âge de 82 ans, le 31 mars 1204, quelques semaines après la prise de Château-Gaillard par Philippe Auguste[94]. « Je suis la descendante d'Aliénor d'Aquitaine » En venant récemment à Fontevraud, l'Américaine Katherine Loflin a révélé qu'elle était la 21e descendante d'Aliénor. Deux filles sont nées du mariage avec Louis VII : Durant toute cette période, l'analyse des chartes montre une assez faible implication d'Aliénor dans le gouvernement : elle est là pour légitimer les actes[20]. En 1130, son frère meurt et elle devient l’héritière du duché d’Aquitaine. Le 21 mars 1152, l'annulation du mariage fut prononcée lors du second concile de Beaugency. À la cour fastueuse qu'elle tient en Aquitaine, elle favorise l'expression poétique des troubadours en langue d'oc. Des soupçons naissent sur la nature de leurs relations et une dispute éclate entre Louis VII et Aliénor. Indignée par la nouvelle, et par l'absence de réaction du pape (qui protège normalement les croisés), Aliénor écrit néanmoins à celui-ci pour lui demander de l'aide et fustiger son inertie, parvient à rassembler l'énorme rançon (cent cinquante mille marcs d'argent, équivalant à deux années de recettes pour le royaume d'Angleterre[84]) qu'elle apporte elle-même à Mayence à Henri VI, fils de Frédéric Barberousse (hiver 1193–1194)[85]. Elle est emprisonnée pendant presque quinze années, d'abord à Chinon, puis à Salisbury, et dans divers autres châteaux d'Angleterre. Les personnes décédées n'entrent pas dans ce cadre. après cette intervention de Suger sur le duché de la jeune reine, celle-ci l'écarte du conseil ; Louis VII soumet le seigneur Guillaume de, elle pousse le roi à faire dissoudre le mariage de. Une de ses armées, à Tours, est commandée par le petit-fils d'Aliénor, Arthur de Bretagne, et menace Fontevraud. Les noces entre Aliénor et le futur Louis VII, roi de France, ont lieu le 25 juillet 1137 dans la cathédrale Saint-André de Bordeaux. En tout cas, elle le suit au cours de ses voyages s'il a besoin d'elle, le représente quand il ne peut se déplacer (à Londres fin 1158 et en 1160), sinon elle est tenue plus souvent dans les domaines Plantagenêt que dans les siens. Il erre ensuite en Aquitaine, et meurt finalement de dysenterie. En 1152 elle se marie avec Henri II d'Angleterre, elle … Aliénor d’Aquitaine (dite également Éléonore de Guyenne), née en 1122 ou 1124[note 1] et morte le 31 mars ou le 1er avril 1204[1], à Poitiers[2]ou à l'abbaye de Fontevraud[3],[4], a été tour à tour reine de France, puis d’Angleterre. Ce personnage historique hors norme a inspiré de nombreuses fictions, notamment romanesques. La dernière modification de cette page a été faite le 22 décembre 2020 à 22:14. Aliénor d'Aquitaine - retrouvez toute l'actualité, nos dossiers et nos émissions sur France Culture, le site de la chaîne des savoirs et de la création. Dans un premier temps, Henri II tente de faire dissoudre le mariage (jusqu'à la mort de Rosemonde de Clifford)[réf. Ce faisant, c'est elle qui décide de la rupture du mariage, chose impensable dans l'univers mental masculin d'alors : c'est pratiquement elle qui répudie son mari. Découvrez gratuitement l'arbre généalogique de Alienor d'AQUITAINE pour tout savoir sur ses origines et son histoire familiale. Deux versions sur la conclusion de ces noces sont possibles : soit, craignant que sa fille soit enlevée (et épousée) par un de ses vassaux ou de ses voisins, le duc Guillaume avait proposé à son suzerain le roi de France, avant de mourir, d'unir leurs héritiers, soit le roi fait jouer la tutelle féodale que le suzerain détient sur l'orpheline héritière d'un de ses vassaux, et la marie à son fils[11] (situation qui rappelle le « mariage oblique » décrit par les ethnologues)[12],[7]. Le roi de France devient duc d'Aquitaine par mariage. Il apparaît donc que la cour Plantagenêt protège les artistes, et que l'époque connaît une importante floraison littéraire, qui pénètre très peu la cour de France[73]. Sans en faire une reine indépendante, Jean Flori reconnaît qu'elle a tenté d'exercer le pouvoir, ce qui est déjà exceptionnel pour l'époque ; qu'elle l'a fait de manière conjointe et limitée avec Louis VII ; et de manière discontinue et incomplète avec Henri II. {{ mediasCtrl.geTitle(media, true) }} Ses goûts luxueux (des ateliers de tapisserie sont créés, elle achète beaucoup de bijoux et de robes) étonnent. La Saga Aliénor d'Aquitaine - Reine de France - Amaury Venault Ce tome deux raconte la vie d'Aliénor d'Aquitaine de son mariage avec Louis VII, roi de France en 1137 à son départ pour la croisade en 1147. Ils reviennent séparément en bateau jusqu'en Italie. Dès le mois de mai, Aliénor d’Aquitaine convole en secondes noces avec Henry Plantagenêt, duc de Normandie, comte d’Anjou, du Maine et de Touraine. Les historiens ont aujourd'hui complètement abandonné les accusations de nymphomanie et celles qui lui sont liées[37]. Il était en effet un clerc du roi de France Philippe Auguste, fils de Louis VII, et son ironie à l'égard d'Aliénor est évidente[63], de même qu'il n'a jamais fréquenté sa cour. Dans cet épisode des prodigieuses, je vous parle d'Aliénor d'Aquitaine. Les historiens ont longtemps attribué à Aliénor d'Aquitaine un rôle important de mécène, notamment auprès des troubadours, ayant été formée à l'exemple de ses père et grand-père. De son mariage avec Louis VII (1120-1180) Marie de France (1145-1158), épouse d’Henri Ier, comte de Champagne Alix de … Elle n'y parvient qu'un temps : en mars 1193, il cède le Vexin à Philippe Auguste : aussitôt, elle l'assiège avec tous les barons anglo-normands (dont Guillaume le Maréchal) à Windsor[83]. Mais rapidement, c'est Henri II qui prend les décisions ; cinq grossesses les sept premières années la tiennent peut-être à distance. nécessaire], mais le cardinal Ugucione, nonce apostolique, lui oppose une fin de non-recevoir[77]. Le jeune couple (ils ont tous deux moins de vingt ans) prend plusieurs décisions jugées inconsidérées : Au cours de ce conflit avec Thibaut IV de Blois, en janvier 1143, la ville de Vitry-en-Perthois est prise, et l'église dans laquelle s'étaient réfugiés ses habitants incendiée. Leur seconde fille naît d'ailleurs l'année suivante. Elle apprend le latin, la musique et la littérature, mais aussi l'équitation et la chasse. C'est dans la période 1167-1173 qu'elle commence à prendre des décisions d'importance, sans avoir besoin d'une confirmation d'Henri II. Aliénor d’Aquitaine aura été tour à tour jeune duchesse, reine des Francs puis reine d’Angleterre. Richard épouse Bérangère à Limassol le 16 mai. Son père meurt à trente-huit ans (1137), le Vendredi saint au cours d'un pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Louis VI, le roi de France, meurt quelques jours après le mariage de son héritier et d’Aliénor. Le principal étant qu'elle montre une inépuisable énergie pour maintenir entier le domaine des Plantagenêt. Ce qui est très important (…) c'est le fait (…) que les contemporains d'Aliénor ont réellement cru qu'elle était une reine luxurieuse et (pis encore !) En 1170, Richard est proclamé duc d'Aquitaine et Aliénor gouverne son duché en son nom. Cependant, on peut attribuer la commande d'une traduction de Monmouth[64] à Wace, qu'il enrichit et en fait son Roman de Brut, qui lui est probablement dédicacé ; c'est une œuvre importante de 15 000 vers, qui a au moins dû recevoir un encouragement ou une incitation princière. Le fait d'être femme a limité ses pouvoirs pendant les périodes de crise[80]. Pour autant, le duché d'Aquitaine n'est pas rattaché au domaine royal, et Aliénor en reste la duchesse[13]. Quand elle règne à Poitiers, elle ouvre une cour lettrée, y accueillant entre autres sa fille Marie de Champagne (protectrice de Chrétien de Troyes)[70]. Avec cette dame tumultueuse aux mille vies, on peut difficilement être plus dans le thème de la série. « Les accusations de nymphomanie avec de proches parents ne résistent pas à la critique moderne ». Femme protectrice des arts, inspiratrice des poètes et véritable tête politique, la vie d’Aliénor d’Aquitaine est fascinante. L'historien Jean Flori interprète ce silence comme un désir de ne pas nuire au roi[34]. John Benton a pris soin de dépouiller tous les documents diplomatiques où il est fait mention de Marie : aucun ne permet d'établir qu'elle soit venue résider en Poitou au temps où la reine duchesse y vivait triomphante. Louis VII souhaite engager son armée vers Jérusalem, mais Aliénor refuse de quitter son oncle et rappelle alors à son époux leur degré de consanguinité et qu'elle pourrait donc demander l'annulation de leur mariage. À compter de son premier mariage (pendant lequel elle a participé à la deuxième croisade), elle joue un rôle politique important dans l'Europe médiévale. Télévision. Aliénor est née aux environs de 1123 près de Bordeaux. 1er avril 1204 : mort d'Aliénor d'Aquitaine - Epouse d'un roi de France et d'un roi d'Angleterre, mère de deux rois, lettrée, combattante, amante, Aliénor est représentative de la situation des En venant récemment dans le Maine-et-Loire, l’Américaine Katherine Loflin a révélé qu’elle était la 21e descendante d’Aliénor d’Aquitaine. Aliénor d'Aquitaine est sans doute dans le top 10. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Il affirme également que ces cours d'amour sont des inventions d'André le Chapelain qui poursuivait peut-être des buts politiques en voulant discréditer Aliénor. Guillaume de Tyr donne, quant à lui, une explication politique : Raymond de Poitiers aurait tenté de manipuler la croisade pour l'orienter vers le siège d'Alep et de Césarée, et aurait manipulé Aliénor afin d'influencer le roi.