Cette opposition apparaît très clairement si l’on confronte le contractualisme, fidèle aux fondements néo-classiques (théories de l’agence et des droits de propriétés) et les évolutionnistes. Blair M.-M. et L.-A. Un second auteur va développer cette théorie jusqu’à en faire sans doute le corpus le plus robuste définissant la nature contractuelle de la firme. 1Il est généralement admis que la théorie économique de la firme, telle qu’elle est aujourd’hui formulée s’est reconstruite, à partir des années soixante-dix, sur la base de la redécouverte d’un article de Ronald Coase de 1937 qui n’avait connu jusque là que peu d’audience. 59Dans son ouvrage de 1959, une proposition essentielle de l’auteure, et qui s’avèrera être de grande portée et conséquence est de caractériser la firme comme une « … collection of productive ressources » (Penrose, 1959). Pour le dire de manière plus technique, quel type de « processeur d’informations » la firme est-elle ? The strength but also the limits of both approaches are highlighted. Dosi G., Faillo M. et Marengo L. (2003), « Organizational Capabilities, Patterns of Knowledge Accumulation and Governance Structure in Business Firms », LEM Working Papers Series, 2003/11. L’avantage de l’intégration est d’accroître la capacité d’adaptation de l’organisation à son environnement, et donc de favoriser, en quelque sorte, une efficience dynamique. Klein B., Crawford R. et Alchian A.-A. 76La vision des évolutionnistes est sur ce point assez différente. Cette « dépense » peut être plus ou mois lourde (suivant la nature et l’importance des tensions et des conflits internes à l’organisation) et vient plus ou moins fortement grever ses performances. Trainer/in: Gisèle Umbhauer Startseite March et Simon en font même un point central de la théorie des organisations en posant que « Organization Theories describe the delicate conversion of conflict into cooperation, the mobilization of resources and the coordination of efforts that facilitate the joint survival of an organization and its members » (idem, souligné par nous). Demsetz H. (1967), « Toward a Theory of Property Rights », American Economic Review, 57: 347-349. Aussi, il va procéder à une analyse des modes de coordination interne de la firme japonaise (modèle J) qu’il compare à ceux de la firme … Foss N.-J. Au coeur des nouveaux types de firme qui vont naître de la grande métamorphose qu’elles vont connaître, Chandler voit opérer ce qu’il désigne comme « la main visible des managers », une expression soigneusement choisie pour s’opposer à l’idée que les firmes seraient mues par la « main invisible » du marché29. Cela a été fait en développant une théorisation qui s’appuie sur deux corps d’analyse complémentaires, les droits de propriété et la théorie de l’agence. L'encadre 1 ci-dessous expose les fondements de la théorie des coûts de transaction. 17L’analyse de la firme proposée repose sur la notion de relation d’agence, qui sert à formaliser les relations entre des individus ayant des intérêts différents, et à déterminer des contrats incitatifs optimaux adaptés aux situations les plus diverses. S. Helper, J. P.MacDuffie, and C. Sabel, "Pragmatic Collaborations: Advancing Knowledge while Controlling Opportunism," Industrial and Corporate Change 9(3): 443-488 (2000). Ailleurs ils sont plus explicites encore écrivant”. 44Avec le recul du temps on peut considérer que l’ABC s’est construite à partir de trois sources. Foss en particulier note qu’à de multiples reprises dans leur essai, Nelson et Winter définissent les routines comme résultant de « rules of thumbs », de « habits » dont les agents héritent, ou qu’ils imitent de leurs partenaires ou concurrents. Si chaque routine particulière constitue un savoir-faire particulier, une manière d’associer et de combiner des compétences fragmentaires incorporées dans des individus pour réaliser une tâche, prises ensembles les routines forment la « mémoire organisationnelle » des entreprises. Coase R. (1937), « The nature of the firm », Economica, novembre. Jensen M.-C. et Meckling W. (1992-1998), « Specific and General Knowledge and Organizational Structure », in L. Werin and H. Wijkander (eds. A partir de ce postulat M.C. Nous pensons, comme Holmstrom (1999), que, en fait, la formalisation proposée implique que c’est bien un individu, et non pas la firme, qui est censé détenir les actifs, et passer un contrat avec d’autres parties. L’approche de Williamson (1985) est un peu différente de celle de Coase (1937) dans la mesure où, l’auteur présente la théorie de la firme comme une partie de la théorie des institutions du capitalisme et la firme elle-même n’est plus conçue comme une hiérarchie (vision de Coase), mais plutôt comme un nœud de contrats (20). Il s’agit pour les auteurs du courant initié avec les travaux behaviouristes de comprendre pourquoi et comment les individus se coordonnent au sein de l’entité que constitue la firme, et comment s’y prennent les décisions. Ce texte vise à préciser le contenu de la « relation d’autorité » qui serait propre au contrat de travail, en opposition à un contrat ordinaire, ou contrat de vente. Ce processus de direction et de contrôle constitue un coût pour l’organisation. Les différentes versions du théorème de Coase ont toutes été développées à partir de son article de 1960, « … Nous montrons que dans cette approche la spécificité de la firme n’est pas encore prise en compte de façon satisfaisante (2). BNP paribas invente la banque de demain La formulation la plus cohérente consisterait à considérer que les managers sont les agents de plusieurs principaux. Les approches contractuelles ne traitent pratiquement que la deuxième dimension, et la traitent à leur manière, c’est-à-dire sur la base des hypothèses de la théorie économique du comportement rationnel et de la recherche d’optimum parétiens, par la méthode de l’équilibre (en information imparfaite) ; tandis que les analyses évolutionnistes et competence-based se focalisent sur la première dimension (la firme comme lieu de mise en œuvre de savoir-faire), et cela sur la base d’hypothèses comportementales radicalement différentes, fondées sur la rationalité limitée et la théorisation de la connaissance et des apprentissages individuels et collectifs dans une perspective cognitive et évolutionnaire opposée à la méthode de l’équilibre. (W&W. 15À la suite du questionnement de Coase, les néoclassiques vont tenter d’aller au delà de la vision très limitée de la firme dans la microéconomie standard8, et d’analyser la firme en tant que telle, sans remettre en question leur « vision du monde » et leur approche de l’économie, c’est-à-dire une représentation fondée sur des comportements individuels parfaitement rationnels et, au moins pour les néoclassiques les plus strictement libéraux, la démonstration, ou l’affirmation, qu’un système de relations « libres » entre agents conduit à l’optimum social. Le concept de coût de transaction apparait pour la première fois en 1937 dans l'article de Ronald Coase, « The Nature of the Firm ». implique que la fonction F( ) est homogène de degré 1 et donc que les rendements d’échelle 1 Il y a bien une entrée sur la théorie néoclassique de la répartition due à Christopher Bliss, mais le moins qu’on puisse dire est qu’il marche sur des œufs, sans qu’un message clair se … Authors: Michel Ghertman. 70Les propriétés que l’on vient de rappeler sont ce qui permet de caractériser les routines comme des « problem solving » devices : des protocoles de résolution de problèmes. — Une vision alternative : la firme comme « nœud de compétences », Les trois origines et les trois sources de l’approche, La matrice « comportementale » commune : la firme comme processeur d’information, L’apport de Penrose : la firme comme lieu de gestion et de création de ressources intangibles, Le développement évolutionniste : la firme et ses routines comme structures de résolution de problèmes et comme processeur de connaissances, Tensions et questions autour de l’approche, Investisseurs institutionnels non-résidents, corporate governance et stratégies d’entreprise, Catalogue des 552 revues. cit. 22(ii) La question des frontières de la firme est sans objet : 23« cela a peu ou aucun sens de tenter de distinguer les choses qui sont “à l’intérieur” de la firme des choses qui sont “à l’extérieur” »15. 9La théorie de Williamson se situe directement dans le prolongement de Coase5. Si les agents ne sont dotés que d’une rationalité « limitée », celle-ci pour autant n’en opère pas moins pleinement. Ellerman D.-P. (1992), Property & Contract in Economics, Cambridge (Mass. The Managerial Revolution in American Business. Ceux-ci montrent notamment que les droits de propriété sont aliénables, partitionnables et séparables. Tout d’abord les déterminants du choix marché firme. 1 Les théories de la firme entre « contrats » et « compétences » Une revue critique des développements contemporains Benjamin CORIAT, Olivier WEINSTEIN Univers… Elle se propose ainsi précisément d’ajouter à la théorie des coûts de transaction la prise en compte du rôle des droits de propriété. 11 « Legal fictions which serve as a nexus for a set of contracting relationships among individuals », op. 19 Voir, par exemple : Alchian (1987), Demsetz (1967, 1988), Barzel (1997). L’analyse proposée va à l’encontre précisément des thèses radicales proposées par ces auteurs, qui à la fois constatent la montée du pouvoir managérial, et le justifient par une transformation de la nature de la firme capitaliste (qui deviendrait une entité propre ayant le caractère d’une institution sociale) remettant en cause la position traditionnelle des actionnaires16. 67À l’origine de la démarche évolutionniste il y a en effet cette double observation clé que, contrairement à ce que présuppose la théorie standard : i) les firmes diffèrent et ii) diffèrent de manière persistante. Dans cette théorie, la firme est définie par The second – starting from Cyert, March and Simon – passing by the contributions of Edith Penrose, Chandler and evolutionary theorists, analyses the theories of the firm conceived as a processor of information and knowledge and finally as a “nexus of competencies”. (1999), « Incomplete Contracts: Where Do We Stand? Ronald Coase y affirmera : "The distinguishing mark of the firm is the supersession of the price mechanism". Mangolte P.-A. Dès lors, l’art du management, insiste-t-elle, est celui de l’aptitude a gérer ces ressources, les combiner et les articuler pour permettre les meilleures performances. La raison en est sans doute que la prise en compte de cette double dimension des routines, aurait impliqué une reconsidération profonde de la théorisation des routines et de leurs modes d’action, et finalement de la théorie de la firme elle-même. ), Approches évolutionnistes de la firme et de l’industrie - théories et analyses empiriques, Paris : L’Harmattan. Oliver Eaton Williamson, né le 27 septembre 1932 à Superior et mort le 21 mai 2020 à Berkeley [1], est un économiste américain connu pour son travail réalisé sur la théorie des coûts de transaction.. Il reçoit avec Elinor Ostrom le prix dit Nobel d'économie le 12 octobre 2009 « pour leurs travaux sur la gouvernance économique » [2 Hart (1989). Grâce à ce concept, la théorie des coûts de transaction est en mesure de rendre compte de l'existence de la firme dans une économie de marché. Au fil des élaborations la firme s’est considérablement enrichie et épaissie. Mais elle ne peut pas, en fait, sauter le pas, dans la mesure où elle reste prisonnière d’une perspective contractuelle qui ne lui permet pas de traiter de la dimension productive de la firme. New York: The Free Press, 1985, chapters 1, 2, and 3. 149 C’est d’ailleurs ce que Nelson et Winter reconnaissent presque explicitement lorsqu’ils écrivent: « … in contrast with the usual quest for microfundations in economics, seeking consistency with rationality asumptions, our quest is for consistency with the available evidence on learning and behaviour at both individual and organizational levels » (Nelson et Winter, 2002: 31). Tirole J. RésuméDans cet article nous défendons l’idée selon laquelle la théorie économique de la firme peut être avantageusement enrichie par certains développements issus de la théorie des organisations. l’explication de la subst itution de la firme au marché, dan s la théorie dites du « Hold- up » (Williamson, 1979, 1985 ; Klein, Crawfo rd, and Alchian, 1978). Cela peut certes conduire à un conflit entre affectation de la propriété et affectation du pouvoir de décision (la question du rapport entre propriété et contrôle posée par Berle et Means). Théorie de la firme . Elle approfondit l’analyse des coûts de transaction, et des formes contractuelles, pour tenter de répondre aux deux questions majeures que pose Coase : (i) pourquoi certaines activités sont réunies dans la firme, plutôt que d’être coordonnées par le marché  ; qu’est-ce qui explique le choix, et les limites de l’internalisation ? Each factor in a firm is owned by somebody. 20 Sur ce qui suit, voir Weinstein (2007). 48Disons d’emblée que même si elle est dotée d’une forte identité, l’ABC constituée comme nous venons de le rappeler d’apports provenant de sources différentes, n’est pas exempte de tensions, voire de contradictions – entre les différents développements qu’elle héberge et qui la constituent. 1 En ce sens, cet article constitue un complément et une actualisation de notre ouvrage de 1995, (cf. En outre, elle permet de comprendre les formes de gouvernance des transactions. Il est utile ici, pour mieux apprécier la vision de la firme implicitement présente, de voir ses liens avec la représentation de la relation d’emploi proposée par l’article séminal de Simon (1951)6. Son importance et son influence viennent par ailleurs du rôle clé qu’elle occupe comme fondement et justification du modèle de gouvernance d’entreprise devenue dominant depuis maintenant plus de vingt-cinq ans, le modèle anglo-saxon, ou modèle de la valeur actionnariale (le modèle « Shareholder »). Notons dès maintenant que cette vision ne peut que poser quelques questions du point de vue des fondements de la conception « shareholder » du gouvernement d’entreprise : il en résulte, bien évidemment, que cela n’a aucun sens de considérer les actionnaires comme les propriétaires de la firme. La grande im portance donnée, Ainsi de la théorie des « compétences cœurs » (core capabilities) de Prahalad et Hamel. — La nouvelle orthodoxie : la vision contractuelle de la firme, Droits de propriété et relation d’agence : le maintien des fondements analytiques néo-classiques, Théorie des contrats incomplets et (nouvelle) théorie des droits de propriété, II. Chandler A.-D. Jr. (1990), Scale and Scope, The Dynamics of Industrial Capitalism, Cambridge (Mass. La firme, pour Williamson est un système contractuel particulier, un « arrangement institutionnel » caractérisé par un principe hiérarchique selon lequel c’est la direction de l’entreprise qui a le pouvoir de prendre les décisions en cas d’événements non prévus par les contrats, ce qui permet de limiter les risques liés à l’opportunisme. Chez Cyert et March comme chez Simon, la délibération tient clairement un rôle clé. Elle constitue, complétée par la théorie des droits de propriété, le cadre d’analyse standard des questions d’organisation dans les approches néoclassiques. Ainsi, la relation entre employeur et salarié dans la théorie des droits de propriété ne se distingue pas véritablement d’une relation de service, autrement dit d’une relation de marché. Elle porte à la fois sur la nature des questions posées, et sur les fondements théoriques. Mais force est de constater que cette vision de la double dimension des routines n’a pas été intégrée dans le fonds communs de l’approche évolutionniste, qui massivement est restée figée dans une vision des routines pensées comme « truces ». Williamson et la théorie des coûts de transaction 1. Penrose E. (1959), The theory of the growth of the firm, Oxford University Press, 2sd edition 1995 (with a new preface by E. Penrose). 29 Plus tard, dans un article d’importance majeure, dans lequel le grand historien revient sur ses travaux pour les situer par rapport aux théories de la firme il soutiendra que ses contributions propres doivent être interprétées dans le cadre des théories de la firme qui placent au centre les « compétences » et non, comme on l’a cru et souvent prétendu à partir des approches menées « à la Williamson » en termes de coûts de transaction (Chandler, 1992). A. Alchian and S.Woodward,"The Firm Is Dead; Long Live the Firm: A Review of Oliver E. Williamson's The Economic Institutions of Capitalism," Journal of Economic Literature 26(1): 65-79 (March 1988). Et si celles-ci sont entendues comme des « dispositifs cognitifs », l’insistance est mise sur le fait qu’elles reposent sur de l’automaticité. Celles-ci désignent pour Penrose l’ensemble des actifs tangibles et intangibles qui pourront être mobilisés pour l’accomplissement des objectifs de la firme et l’amélioration de ses performances30. Qui plus est, et ce point est essentiel, il n’y a pas à se demander qui est propriétaire d’une firme, comme l’exprime clairement Fama : 20« La propriété du capital ne doit pas être confondue avec la propriété de la firme. 60La compétence d’une firme n’est pas le résultat d’une addition du stock de ressources qu’elle héberge et dont elle dispose, mais bien de la capacité d’en tirer parti à partir des agencements que la firme est capable de mettre sur pied pour exploiter les ressources dont elle dispose. The first one analyses the contributions recently proposed around the vision of the firm envisaged as a “nexus of contracts”, focusing on the different recent variants of the theories of property rights and of imperfect contracts applied to the firm. Dans ces conditions, il n’y a aucune raison de considérer les managers, qui ont pour fonction d’assurer la coordination de la production et donc des relations avec l’ensemble des apporteurs des différents facteurs de production, de même que les relations avec d’autres contractants tels que les acheteurs, comme étant les agents des seuls actionnaires. 4: 386-405 (November 1937). Dans la conclusion de ces contrats, Williamson (1985) distingue les coûts ex ante, qui correspondent aux coûts de recherche et de conclusion du contrat, et des coûts ex post, qui sont relatifs aux coûts engendrés par la structure du déroulement du contrat lui-même, et c’est sur ces derniers coûts que l’auteur focalisera son analyse de la théorie de la firme. Celles-ci s’affirment et se révèlent dans la capacité qu’a une firme d’utiliser les ressources qui sont les siennes pour les assembler, les combiner et les faire converger vers une offre de produits (ou de services) qui vont constituer sa singularité et déterminer sa position sur le marché. 47C’est sur ce terrain –celui de l’exploration des ressources dont la firme est le lieu – que va s’engouffrer l’approche évolutionniste, qui constitue la troisième source d’enrichissement de l’ABC. C’est là que situe, pour Williamson, le problème essentiel : c’est l’opportunisme, et la manière de s’en protéger, qui est au centre des choix organisationnels. (1945), « The Use of Knowledge in Society », American Economic Review, 35(4). B. Holmstrom and P. Milgrom, "Multi-Task Principal-Agent Analyses: Linear Contracts, Asset Ownership and Job Design," Journal of Law, Economics and Organization 7: 24-52 (1991). Symposium on the General Motors-Fisher Body case, Journal of Law and Economics, Vol. Dans leur article de 1990, les auteurs s’appuyant sur les travaux antérieurs du courant initié par Penrose font franchir un pas à l’analyse. La firme dans la théorie économique jusqu’aux années 1970 a. L’entreprise vue par l’école néoclassique La fonction d’une entepise pou la théoie n éoclassique est un objectif simple : maximiser son profit en situation concurrentielle, avec à sa tête un entrepreneur individuel. 38 Ce point est développé plus en détail dans notre article Coriat et Weinstein (1998) déjà cité. Dans cet article devenu classique, Coase soulève la question de « la nature de la firme » : qu’est-ce qu’une firme, et pourquoi les firmes existent-elles ? Pour conclure Théorie de Masahiko Aoki pour Aoki le modèle japonais est plus efficient que le modèle américain car la communication est plus présente sans passer par la hiérarchie l’employé japonais est plus autonome et prend ses décisions sans consulter son manager Intégration a Les apports des auteurs de ce courant à la théorie de la firme sont multiples et importants31. A reader, Cambridge: Cambridge University Press. Abstract: [fre] Cet article se propose d'analyser les fondements normatifs de la gouvernance d'entreprise, à partir des théories de la firme. Un des défis majeurs auxquels la théorie de la firme reste confrontée est ainsi de comprendre comment s’articulent ces deux dimensions. La science économique offre une vision éclatée de la firme : (i) la firme « maximisatrice » du profit de l’employeur, (ii) la firme des relations contractuelles et (iii) la firme comme un « nœud de compétences ». Précisons encore sur ce point que, dans la perspective qui est la sienne dans son ouvrage de 1959 (celle de la croissance des firmes), cette capacité à faire croître les ressources de la firme est évidemment capitale. 34Cela étant, la recherche d’une formulation rigoureuse amène cependant la théorie des contrats incomplets et des droits de propriété à des précisions essentielles concernant l’identité de la firme, et la question du contrôle et des rapports entre propriété et contrôle (et entre propriété et incitation). en fonction de son degré de spécificité. La Plaine-Saint-Denis : Éditions des maisons des sciences de l’homme associées, 2018 (généré le 15 décembre 2020). Cette théorie montre que la firme crée des mécanismes génératifs intrinsèques basés sur le pouvoir qui font sa durabilité. Cet article propose une lecture critique des développements de la théorie de la firme, depuis la redécouverte, durant les années 1970, de l’article de Coase de 1937 sur la « nature de la firme ». De quels dispositifs internes de traitement des informations dispose-t-elle pour fournir les réponses aux questions qui lui sont posées ? La grande importance donnée, dans cette vision de la firme, à la spécificité des actifs est très discutée, d’un point de vue empirique aussi bien que théorique (Coase notamment s’est opposé sur ce point à Williamson). Nelson et Winter (1982) eux-mêmes sont explicites sur ce point. Jusqu’où cette acception des routines reste-elle compatible avec la notion de « standard operating procedures » qui définit la routine chez les behaviouristes ? 7 « B exercises an authority over W if W permits B to select x. Dosi G. (1995), « Hierarchies, Markets and Power: Some Foundational Issues on the Nature of Contemporary Economic Organzations », Industrial and Corporate Change, volume 4, n° 1. Il y a ainsi un conflit potentiel autour de l’appropriation de la quasi-rente permise par la transaction, dans le cas où cette transaction implique d’importants actifs spécifiques. Chez eux les « conflits » ne sont traités que sous la forme de simples « dissonances cognitives » en fin de compte. 36Cela étant, la propriété des actifs est au cœur de l’analyse : la répartition de la propriété est importante dans la mesure où elle affecte le niveau des investissements spécifiques réalisés initialement par les agents. Hart O. Browse. Au demeurant tous les modèles évolutionnistes sont construits sur cette hétérogénéité essentielle des agents, même si des processus de sélection font que toutes les espèces ne sont pas appelées à survivre en présence de changements de l’environnement. fondements de la firme 2. Mais il y a une unité profonde dans les différents travaux, qui touche tout d’abord à la conception générale des rapports économiques conçus comme des rapports contractuels entre individus libres. Biondi Y., A. Canziani et T. Kirat (eds.) « La firme est un processus adaptatif, conduit par des êtres humains dotés de capacités de traitement des informations limitées » (Cyert et Kamien, 1998 : 111). Cette délégation s’explique par la « complexité organisationnelle » et la dispersion des connaissances, et plus particulièrement des « connaissances spécifiques », entre les individus17. 50Dans l’introduction qu’il consacre à la présentation de ses essais, Cyert est explicite sur ce qui l’a conduit à se séparer de la théorie de la firme alors dominante et de proche en proche à poser les fondements d’une théorie alternative, désignée depuis comme théorie « behaviouriste » de la firme. Voir sur ce point Gibbons (2005). (1998). 57C’est sans doute à Chandler qu’il revient, dans son maître ouvrage, d’avoir le premier donné tout son éclat à cette thèse. Il est utile de commencer par là, dans la mesure où la théorie de l’agence qui constitue, couplée à la théorie des droits de propriété, ce que l’on peut considérer comme l’orthodoxie néoclassique en matière de théorie de la firme, se comprend bien, à notre sens, en opposition à certain aspects essentiels de la théorie des coûts de transaction4. 6Coase est le point de départ de la conception de la vision contractuelle de la firme : qui est aujourd’hui la représentation dominante chez les économistes : il y a, comme nous allons le voir, des différences notables, voire des oppositions majeures, entre les différentes variantes de cette conception contractuelle. 21De même, bien évidemment, à aucun moment ne peut être prise en considération l’existence de contrats passés par la firme elle-même (avec les salariés, les managers, d’autres firmes…) ; ou le fait que ce soit la firme qui possède des actifs. March (1963), Behavioral Theory of the Firm, Oxford: Blackwell. à la gouvernance d'entreprise), la logique transactionnelle consiste à identifier, pour chaque partie prenante à la firme (travailleurs, financiers, etc. M. Ghertman (2006), Oliver Williamson et la théorie des coûts de transaction, Revue française de gestion, n° 160. le lien Enfin, cette théorisation met l’incomplétude des contrats au centre de l’analyse, ce qui la rapproche encore de la théorie des coûts de transaction. La théorie des coûts de transaction s'inscrit dans le cadre de la théorie des organisations.Elle s'attache à expliquer l'existence d'organisations économiques fondées sur la hiérarchie par l'existence de coûts de transaction. Dans un article célèbre9, Armen Alchian et Harold Demsetz tentent de démontrer sur ces bases que la firme capitaliste « classique », l’entreprise individuelle, est la forme d’organisation la plus efficiente quand la technologie impose le travail en équipe, c’est-à-dire quand la production d’un produit résulte de la coopération de différents agents, sans qu’il soit possible de mesurer la contribution individuelle de chacun, de déterminer la productivité (marginale) propre de chaque apporteur de facteur, dans la représentation néo-classique de la production. 37 Par « état de la nature » nous visons ici le fait que l’activité de production des valeurs d’usage exige le maniement d’informations et connaissances scientifiques et techniques qui touchent aux propriétés de la matière. Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. La théorie de Hodge des bimodules de Soergel (d'après Soergel et Elias-Williamson) Riche, Simon; Abstract . Comme le disent Dosi et al. Matière. Gibbons R. (2005), « Four formal(izable) theories of the firm », Journal of Economic Behavior & Organization, 58: 200-245. l’explication de la subst itution de la firme au marché, dan s la théorie dites du « Hold- up » (Williamson, 1979, 1985 ; Klein, Crawfo rd, and Alchian, 1978). Alchian A. et H. Demsetz, « Production, Information Costs, and Economic Organization », American Economic Review 62, Décembre 1972. URL : http://journals.openedition.org/rei/4142 ; DOI : https://doi.org/10.4000/rei.4142, Voir la notice dans le catalogue OpenEdition, Plan du site – Contacts – Crédits – À propos – Flux de syndication, Nous adhérons à OpenEdition Journals – Édité avec Lodel – Accès réservé, Vous allez être redirigé vers OpenEdition Search, Une revue critique des développements contemporains, Évaluation et Analyse à partir d’un panel de firmes françaises et allemandes (1999-2007), Modes de coordination, réseaux et politiques industrielles, Les théories de la firme entre « contrats » et « compétences », Industry 4.0: Current Issues and Future Challenges, L’industrie morcelée : les chaînes de valeur globales, Histoire et dynamique industrielle : faits, idées et théories, Des clusters aux écosystèmes industriels locaux, Transition énergétique, industries et marchés, Partenariats public privé et performances des services publics 2/2, Partenariats public privé et performances des services publics 1/2, La problématique des clusters : éclairages analytiques et empiriques, Recherche et innovation dans les sciences du vivant, Processus de contagion et interactions stratégiques, Portail de ressources électroniques en sciences humaines et sociales, I.