Un modèle de fauteuil de bureau fabriqué à l'usine Henderson - Photo : Bruce Field (Fonds : SHM)

Un modèle de fauteuil de bureau fabriqué à l’usine Henderson – Photo : Bruce Field (Fonds : SHM)

C’est vers 1912-1913 qu’arrive à Saint-Lambert Norman L. Henderson. Il habite alors au 47 de l’avenue Hickson (ou 70 en 1920 puis 124 en 1940). En 1914, il ouvre la compagnie de fabrication de meubles pour enfants Henderson Furniture, installée alors sur la rue Bute (au 355, plus tard).

La compagnie est vendue en 1946 à L. G. Daignault. Norman Henderson va alors travailler comme ingénieur mécanique chez Canada Packers puis chez Stelco en 1950. L’ingénieur Camille Barbeau (1915-2006) arrive chez Henderson en 1949, qu’il acquiert vers 1950.

Dans les années 1960, la compagnie pénètre le marché américain avec le mobilier (notamment des chaises) et ses composantes. Monsieur Barbeau participe à une foire internationale de mobilier à Louisville au Kentucky en 1966. On fabrique dès lors du mobilier extérieur (pour patios ou terrasses de restaurant) et on lance une ligne de fauteuils inspirée du mobilier traditionnel canadien-français (Early French Canadian). On fait aussi des tabourets pour bars.

À la foire de Toronto de 1966, on présente des chaises commerciales. La compagnie fabrique au total quarante modèles de mobilier, avec un volume annuel de 150 000 unités. Le designer principal est Claude de Lorimier, assisté de Tom Szirmay. En 1969, le marché américain est développé, suite à la vente de Henderson Furniture à Warnock Hersey International, dont Camille Barbeau devient le vice-président.

En 1972, la compagnie fait l’acquisition d’une usine de 1 million de dollars à Saint-Lambert, de manière à doubler sa capacité. Il est prévu d’ajouter 100 employés aux 225 qui sont déjà à l’emploi de la compagnie. On investit alors 750 000 $ en équipement.

Henderson Furniture est alors le plus grand fabricant de chaises et tables pour le marché institutionnel (écoles et hôpitaux). En 1980, c’est une filiale de Meubles Radisson, qui possède quatre autres usines au Québec. Le journal the Gazette fait état, le 1er juin 1982, de graves difficultés financières, avec un repli de 25% des ventes pour le groupe. Une vente à l’encan a lieu de 5 octobre 1982, suite à la saisie du manufacturier, 68 ans après sa création. L’immeuble abritant l’usine a été par la suite transformé en entrepôt.

(2013)