Category: Chroniques d’histoire

  • Chroniques d’histoire

  • Une pionnière oubliée : la femme politique Gertrude Émard

    C’est une voix féminine qui répondit avec fermeté à l’appel fait par le greffier de Saint-Lambert pour confirmer sa présence en tant qu’échevin au siège numéro un. C’était le 5 mai 1947 et la voix appartenait à Gertrude Émard, la conseillère nouvellement élue, et seulement la deuxième femme à y parvenir dans la province du Québec. Elle allait servir deux mandats, premièrement avec le maire C.A. Comeau, puis avec le maire N.H. Simms. Cependant, ces deux périodes au Conseil de Ville allaient s’avérer rudement difficiles pour une dame qui dut apprendre à naviguer dans des eaux jusqu’ici inconnues.

    Gertrude Émard (tiré du Suburban News, avril 1952)

    Gertrude Émard (tiré du Suburban News, avril 1952)

    L’honneur d’être la toute première politicienne municipale revient à Kathleen Fisher qui obtint un siège au sein du Conseil municipal de Montréal dès décembre 1940. Ceci est un fait plutôt remarquable si l’on considère que le droit de vote fut reconnu aux femmes du Québec seulement au printemps de cette même année. Alors que les femmes pouvaient voter et se porter candidates aux élections fédérales, un droit acquis au plan national dès 1918, la Belle Province s’entêtait pour sa part à conserver les vieilles traditions et à traiter les femmes comme des êtres dépourvus de personnalité juridique non-personnes, au même titre que les biens, les enfants et les imbéciles. Il faudra une lutte de vingt-deux ans avant que les Québécoises n’obtiennent le droit de suffrage. – Lire plus –

    La famille Boissy, une dynastie active dans le commerce et la politique

    Les Boissy devant leur boucherie vers 1907 (Source : famille Boissy)

    Les Boissy devant leur boucherie vers 1907 (Collection : SHM – Source : famille Boissy)

    Dès 1881, l’année de son mariage avec Anastasie Lajeunesse (1857-1949), Alexandre Boissy (1857-1940), originaire de Saint-Bruno-de-Montarville, s’installe sur l’avenue Lorne, comme employé de la Grand Trunk Railway Company. En 1890, il se dit charretier. En 1895, il ajoute à cela le commerce d’épicerie, puis finalement s’y consacre entièrement dès 1898 alors qu’il emménage, avenue Victoria. Il maintiendra plusieurs années une écurie lui permettant de faire la livraison à ses clients. Il sera aussi bedeau pour la paroisse Saint-Lambert. Le couple Boissy donnera naissance à 11 enfants entre 1883 et 1904 environ.

    – Lire plus –

    Le projet avorté d’une église catholique en 1857

    Trois mois avant l’incorporation de la municipalité de Saint-Lambert, le 30 mars 1857 devant le notaire Patrice Lacombe, Charles Phillips, pourtant protestant, et Pierre Bétournay font conjointement don à la « Corporation de l’Évêque Catholique Romain de Montréal, dans la province du Bas-Canada », représentée par Mgr Ignace Bourget, d’un lot de 426’ de front sur 456’ de profondeur, enclavé dans leur ferme « pour fins exclusives du culte catholique ». Cet endroit est aujourd’hui traversé par le boulevard Union, à peu près où se trouve le parc.

    – Lire plus –

    Henderson Furniture Ltd

    Un modèle de fauteuil de bureau fabriqué à l'usine Henderson - Photo : Bruce Field (Fonds : SHM)

    Un modèle de fauteuil de bureau fabriqué à l’usine Henderson – Photo : Bruce Field (Fonds : SHM)

    C’est vers 1912-1913 qu’arrive à Saint-Lambert Norman L. Henderson. Il habite alors au 47 de l’avenue Hickson (ou 70 en 1920 puis 124 en 1940). En 1914, il ouvre la compagnie de fabrication de meubles pour enfants Henderson Furniture, installée alors sur la rue Bute (au 355, plus tard). – Lire plus –

    The Christmas Tree League

    Christmas Tree League - 10e anniversaireEn 1913, la pauvreté, combinée au froid, fait comme toujours craindre le pire, et les mieux nantis s’en inquiètent. À cette époque, les services sociaux sont pris en charge par des laïcs, le plus souvent à l’instigation et sous la direction de femmes de la bourgeoisie. Cette prise en main chez les catholiques passera par leur paroisse et, chez les protestants, par leurs organisations sociales. Ce sera le cas ici. – Lire plus –

    La maison Marsil, au cœur du patrimoine lambertois

    Depuis près de 80 ans, la Maison Marsil fait partie des actifs de la Ville de Saint-Lambert. C’est en effet en 1935 que la maison a été saisie, après avoir été pendant plus d’un siècle la propriété d’une dynastie importante de Saint-Lambert, la famille Mercille.

    La maison Marsil vers 1890 (Source : Société d'histoire Mouillepied)

    La maison Marsil vers 1890 (Source : Société d’histoire Mouillepied)

    – Lire plus –

    Le mystère de nos canons

    Que sont devenus les canons ? Ceci n’est pas un nouveau refrain de la fameuse chanson politique de Pete Seeger mais bien une question qui déconcerte de nombreux Lambertois lorsqu’ils aperçoivent dans leurs albums, des membres de leur famille posant fièrement près de ces reliques des guerres passées. En comparant diverses photos de ses archives, la Société d’histoire Mouillepied a pu établir qu’au moins quatre canons de différents modèles avaient servi de monuments à Saint-Lambert jusqu’à la fin des années trente. L’un des ces canons montait la garde devant le vieil Hôtel de ville, ce qui est maintenant la Place du village, un autre se trouvait devant l’usine de filtration LeRoyer sur Riverside, un troisième à l’intersection de Logan et Riverside et un quatrième à l’angle de Desaulniers et Notre-Dame. Mais la Société n’a été capable de retracer le sort que d’un seul d’entre eux.

    Les enfants Giroux jouant autour du canon devant l'hôtel de ville, vers 1932 (Source : famille Giroux)

    Les enfants Giroux jouant autour du canon devant l’hôtel de ville, vers 1932 (Source : famille Giroux)

    – Lire plus –

    Une rénovation en 1854

    Photographiée en 1911, une des maisons ayant appartenu à Alexis Mercille (Fonds SHM)

    Photographiée en 1911, une des maisons ayant appartenu à Alexis Mercille (Fonds SHM)

    En 1855, Alexis Mercille tente de trouver un compromis avec le maître-menuisier de Longueuil, François Patenaude, autour du prix de rénovation que le premier a fait faire par le second, l’automne précédent, sur deux « maisons de pierre ou cailloux »  au bord du fleuve à Saint-Lambert. Le sieur Mercille, comme on l’appelle dans l’acte notarié, est cultivateur et occupe une des deux maisons, celle qu’on appelle maison Mercille, sise aujourd’hui à l’angle du chemin Riverside et de l’avenue Pine. L’autre maison est la maison qui a logé le musée Marsil, à l’angle de l’avenue Notre-Dame. – Lire plus –

    Une patinoire couverte, enfin…

    L'aréna en construction à l'été 1966 - Photo : Bruce Field (Source : Société d'histoire Mouillepied)

    L’aréna en construction à l’été 1966 – Photo : Bruce Field (Source : Société d’histoire Mouillepied)

    Le 7 mai 1962, sous la gouverne du maire Byron T. Kerr, l’échevin J. K. Stewart, responsable du dossier des parcs et terrains de jeux, est mandaté par le conseil de ville à demander les esquisses du futur aréna de Saint-Lambert. Quelques semaines plus tard, en juin, la firme d’architectes Longpré & Marchand est choisie pour élaborer les plans d’un bâtiment de 400 000 $, qui serait construit sur le terrain de l’Administration de la voie maritime. À l’assemblée publique du 13 septembre, le projet de règlement 581 a été soumis au vote des propriétaires présents. Le vote se conclut à 3 en faveur et 82 contre le projet. La date de la consultation populaire est fixée au 20 octobre. À nouveau, le projet est battu : sur 1 009 votants, 462 se prononcent en faveur, 496 sont contre et 51 votes sont rejetés. En novembre 1962, un sondage est envoyé aux citoyens afin d’obtenir des suggestions pour le futur aréna. – Lire plus –

    Les Trudeau et Mercille, des familles pionnières

    Quand l’Histoire nous rejoint…

    Lorsqu’on s’intéresse aux débuts de la seigneurie de La Prairie de la Madeleine ou de la baronnie de Longueuil, on remarque des noms toujours familiers : du côté de La Prairie (entre les actuelles avenue Victoria et ville de Brossard), on trouvait les Marsil, Perras, Alloire dit Roy, Bétourné ou Truteau, ou du côté de Longueuil (entre l’avenue Victoria et le chemin Tiffin), les Achim, Sainte-Marie ou, à nouveau, Marsil.

    Ces patronymes ont certes évolué un peu dans leur orthographe, mais ils peuvent être ceux de nos voisins, plus de 300 ans plus tard. Qu’on en juge : l’ex-conseiller municipal, Claude Trudeau est le grand-père d’un petit Nicolas, 12e génération depuis l’établissement au Mouillepied de son ancêtre, le charpentier Étienne Truteau qui a construit de nombreuses maisons à Ville-Marie au XVIIe siècle. – Lire plus –

    Older Posts