Auteur: Yves Guillet

La Société d’histoire déménage

Au début de décembre 2016, la Société d’histoire Mouillepied a pris possession de ses nouveaux locaux. Logée à l’hôtel de ville, dans des bureaux autrefois occupés par le service de la police, la Société d’histoire a désormais le triple d’espace par rapport à ce qu’elle occupait à la bibliothèque. Cet espace permettra de mieux accueillir les visiteurs et les bénévoles grâce auxquels elle remplit sa mission. Bien qu’elle soit entre les murs de l’hôtel de ville, elle conserve son entière indépendance.

Au fil des ans et des dons reçus, il devenait difficile de travailler efficacement dans l’espace occupé à l’étage de la bibliothèque. Les autorités municipales étaient sensibilisées à nos besoins grandissant depuis quelques années. Les travaux dans l’édifice de l’avenue Mercille ont obligé la société d’histoire à se relocaliser, d’autant que l’espace proposé dans ce réaménagement ne répondait pas aux exigences de l’organisme. Nous remercions d’ailleurs ici l’équipe de la bibliothèque municipale de nous avoir accueilli depuis une quinzaine d’années.

Ainsi, dès le début de 2017, nous vous invitons à venir nous visiter. Nous serons toujours là les mercredis après-midi de 14 h à 16 h, ou sur rendez-vous. Bien que nous soyons sur le rue Aberdeen, l’accès se fait par la porte principale de l’hôtel de ville, au 55 de l’avenue Argyle.

Notre nouveau numéro de téléphone est le (450) 465-4242.

Au plaisir de vous voir!

Une pionnière oubliée : la femme politique Gertrude Émard

C’est une voix féminine qui répondit avec fermeté à l’appel fait par le greffier de Saint-Lambert pour confirmer sa présence en tant qu’échevin au siège numéro un. C’était le 5 mai 1947 et la voix appartenait à Gertrude Émard, la conseillère nouvellement élue, et seulement la deuxième femme à y parvenir dans la province du Québec. Elle allait servir deux mandats, premièrement avec le maire C.A. Comeau, puis avec le maire N.H. Simms. Cependant, ces deux périodes au Conseil de Ville allaient s’avérer rudement difficiles pour une dame qui dut apprendre à naviguer dans des eaux jusqu’ici inconnues.

Gertrude Émard (tiré du Suburban News, avril 1952)

Gertrude Émard (tiré du Suburban News, avril 1952)

L’honneur d’être la toute première politicienne municipale revient à Kathleen Fisher qui obtint un siège au sein du Conseil municipal de Montréal dès décembre 1940. Ceci est un fait plutôt remarquable si l’on considère que le droit de vote fut reconnu aux femmes du Québec seulement au printemps de cette même année. Alors que les femmes pouvaient voter et se porter candidates aux élections fédérales, un droit acquis au plan national dès 1918, la Belle Province s’entêtait pour sa part à conserver les vieilles traditions et à traiter les femmes comme des êtres dépourvus de personnalité juridique non-personnes, au même titre que les biens, les enfants et les imbéciles. Il faudra une lutte de vingt-deux ans avant que les Québécoises n’obtiennent le droit de suffrage. – Lire plus –

Des trophées sauvés des ordures

À la fin de l’hiver, la Société d’histoire a eu la surprise de recevoir à son local trois trophées récupérés par une personne vigilante lors d’un ménage au centre communautaire. Malgré que ces objets aient été déclarés sans valeur patrimoniale, il y en a tout de même un qui date de 1886, remis alors à l’équipe de Saint-Lambert gagnante d’une compétition de canot. Ce sport était très populaire à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle dans la communauté anglophone.

Cette pièce exceptionnelle, en argent, représente un pagayeur tenant sa rame, entouré de trois pagaies de diverses longueurs sur lesquelles vient s’appuyer la vasque du trophée. Il a été remis aux gagnants par Arthur Johnson Whimbey qui, tour à tour, sera secrétaire-trésorier, échevin, puis maire de Saint-Lambert de 1892 à 1894, et en 1896-1897. Sa résidence, à l’architecture remarquable, est toujours visible à l’angle de l’avenue Lorne et de la rue Aberdeen.

Nous sommes très heureux que cet objet vienne enrichir nos collections.

 

Cahiers d’histoire

Au fil des ans, la Société d’histoire Mouillepied a publié des cahiers d’articles.

  • Cahier # 13 – Saint-Lambert et le rail (2010 – 64 pages)
  • Cahier # 12 – La santé : santé publique; histoire des pharmacies; l’hôpital de Saint-Lambert; Préville et l’assistance publique (2005 – 44 pages)
  • Cahier # 11 – la fusion de Préville à Saint-Lambert; les services de la petite enfance; la montée Tiffin; des sources de l’histoire lambertoise (2004 – 40 pages)
  • Cahier # 10 – recueil des chroniques publiées entre 1997 et 2001 dans le Bulletin de la ville de Saint-Lambert (2003 – 76 pages)
  • Cahier # 9 – Saint-Lambert : de la communauté rurale à la ville de banlieue (2002 – 56 pages)
  • Cahier # 8 – l’Académie de ballet; la coutume de Paris; des noms de lieux; le lotissement; la paroisse luthérienne (1997 – 44 pages)
  • Cahier # 7 – la maison Marsil (2e partie); le Toastmistress Club; la Waterman; la maison Auclair (2e partie); le marécage du quartier Dulwich; la recherche dans les archives notariales (1993 – 48 pages)
  • Cahier # 6 – la maison O’Donnell; les tramways; le chemin Riverside au fil des ans; le St. Lambert Women’s Club (1990 – 44 pages)
  • Cahier # 5 – la plage; l’histoire de la musique; la maison Auclair (1ère partie); le chemin du Souvenir (avenue Birch); la société d’horticulture (2e partie) (1987 – 44 pages)
  • Cahier # 4 – les écoles catholiques; la fondation de la paroisse Saint-Lambert; les écoles protestantes; le centre commercial; la société d’horticulture (1ère partie) (1984 – 52 pages)
  • Cahier # 3 – les limites de Saint-Lambert; la population; Préville; la Voie maritime du Saint-Laurent; la toponymie (3e partie); l’avenue Lorne; la paroisse anglicane (2e partie); les règlements sur les chiens (1982 – 40 pages)
  • Cahier # 2 – l’île à la Pierre (île Moffatt); la maison Sharpe; un procès au XVIIe siècle; le fleuve et la plage; la paroisse anglicane (1ère partie); les paroissiens du Mouillepied au début du XVIIIe siècle; la toponymie (2e partie); la première école (1981 – 40 pages)
  • Cahier # 1 – souvenirs de Norma Stanley; les habitants du Mouillepied; la United Church; la toponymie (1ère partie); la maison Marsil (1ère partie); le fort Saint-Lambert; les limites municipales; Louis Bétournay, le premier maire; la corvette St. Lambert (1980 – 40 pages).

Chacun de ces cahiers est en vente au coût de 5 $ (sauf le # 13 qui est 6 $) à la société d’histoire et à la Librairie Le Fureteur.

Saint-Lambert au fil des ans / Saint-Lambert Through the Years 1857-2007

Pour les 150 ans de l’incorporation municipale de Saint-Lambert, la Société d’histoire Mouillepied a publié un livre intitulé Saint-Lambert au fil des ans/Saint-Lambert Through the Years 1857-2007.  Fort de ses 263 pages, largement illustré, l’ouvrage collectif (en français ou en anglais, selon la langue des auteurs) présente l’histoire lambertoise sous divers thèmes :

  • Partie 1 – Territoire et bâti – Saint-Lambert dans le temps et l’espace; l’architecture résidentielle
  • Partie 2 – Économie et communications : Le pont victoria; les tramways; population et société; artisans et marchands
  • Partie 3 – Religion : la paroisse Saint-Lambert; le patrimoine religieux
  • Partie 4 – Éducation : les écoles anglophones; les soeurs des Saints-Noms de Jésus et de Marie; l’enseignement pour anglophones au couvent; les Clercs de Saint-Viateur
  • Partie 5 – Politique : quelques maires; la bataille de l’île Notre-Dame en 1963
  • Partie 6 – Vie communautaire : les arts et les lettres; la société d’horticulture; la vie sportive
  • Partie 7 – Souvenirs d’époque : divers témoignages sur quelques associations ou familles lambertoises.

Le livre est en vente au coût de 40 $ à la société d’histoire et à la librairie Le Fureteur.

St_L_couv_230507

Circuit patrimonial du village

L’année du 150e anniversaire a permis la réalisation d’un circuit patrimonial du village. La borne le présentant est installée dans le parc du Village, face au commerce Taylor. Ce circuit peut se faire aisément à pied, amenant le visiteur à se déplacer dans un rayon d’au plus un demi kilomètre. Il présente notamment les bâtiments significatifs toujours présents dans les environs, mais aussi certains édifices qui ont été démolis au fil des ans, notamment le kiosque à musique du parc Gordon ou le cinéma Astor.

Ce circuit est appuyé par un livret qu’on peut se procurer à la société d’histoire et à la Librairie Le Fureteur.

La famille Boissy, une dynastie active dans le commerce et la politique

Les Boissy devant leur boucherie vers 1907 (Source : famille Boissy)

Les Boissy devant leur boucherie vers 1907 (Collection : SHM – Source : famille Boissy)

Dès 1881, l’année de son mariage avec Anastasie Lajeunesse (1857-1949), Alexandre Boissy (1857-1940), originaire de Saint-Bruno-de-Montarville, s’installe sur l’avenue Lorne, comme employé de la Grand Trunk Railway Company. En 1890, il se dit charretier. En 1895, il ajoute à cela le commerce d’épicerie, puis finalement s’y consacre entièrement dès 1898 alors qu’il emménage, avenue Victoria. Il maintiendra plusieurs années une écurie lui permettant de faire la livraison à ses clients. Il sera aussi bedeau pour la paroisse Saint-Lambert. Le couple Boissy donnera naissance à 11 enfants entre 1883 et 1904 environ.

– Lire plus –

Le projet avorté d’une église catholique en 1857

Trois mois avant l’incorporation de la municipalité de Saint-Lambert, le 30 mars 1857 devant le notaire Patrice Lacombe, Charles Phillips, pourtant protestant, et Pierre Bétournay font conjointement don à la « Corporation de l’Évêque Catholique Romain de Montréal, dans la province du Bas-Canada », représentée par Mgr Ignace Bourget, d’un lot de 426’ de front sur 456’ de profondeur, enclavé dans leur ferme « pour fins exclusives du culte catholique ». Cet endroit est aujourd’hui traversé par le boulevard Union, à peu près où se trouve le parc.

– Lire plus –

Henderson Furniture Ltd

Un modèle de fauteuil de bureau fabriqué à l'usine Henderson - Photo : Bruce Field (Fonds : SHM)

Un modèle de fauteuil de bureau fabriqué à l’usine Henderson – Photo : Bruce Field (Fonds : SHM)

C’est vers 1912-1913 qu’arrive à Saint-Lambert Norman L. Henderson. Il habite alors au 47 de l’avenue Hickson (ou 70 en 1920 puis 124 en 1940). En 1914, il ouvre la compagnie de fabrication de meubles pour enfants Henderson Furniture, installée alors sur la rue Bute (au 355, plus tard). – Lire plus –

The Christmas Tree League

Christmas Tree League - 10e anniversaireEn 1913, la pauvreté, combinée au froid, fait comme toujours craindre le pire, et les mieux nantis s’en inquiètent. À cette époque, les services sociaux sont pris en charge par des laïcs, le plus souvent à l’instigation et sous la direction de femmes de la bourgeoisie. Cette prise en main chez les catholiques passera par leur paroisse et, chez les protestants, par leurs organisations sociales. Ce sera le cas ici. – Lire plus –

Archive